Comment expliquer le succès grandissant d’UBER en Suisse et en Suisse romande notamment?

  • En apportant une solution de mobilité fiable, sûre et abordable, UBER répond à un besoin fondamental de l’être humain : se déplacer d’un point A à un point B. Bénéficiant d’infrastructures routières et ferroviaires particulièrement développées, complétées de transports publics de qualité, ou encore de solutions innovantes type Mobility et Catch-a-Car, la population suisse est parmi les plus mobiles d’Europe, notamment au regard du nombre de kilomètres parcourus chaque semaine. UBER, en s’insérant dans cet écosystème de la mobilité, bénéficie ainsi pleinement d’habitude de mobilité déjà bien ancrées dans la population suisse, en particulier en Suisse romande.

UBER est-il vraiment un service complémentaire des transports publics ?

  • Les différentes solutions de mobilité ne sont pas en concurrence, mais constituent plutôt un écosystème. UBER n’est qu’une alternative parmi d’autres dans cet écosystème, et l’on a pu observer, en particulier en Suisse Romande, que l’utilisation de notre plateforme était complémentaire des transports publics, tant d’un point de vue géographique – on pourra ainsi prendre un UBER en bout de ligne de tramway pour rejoindre son domicile -, que sous l’angle des temporalités – on observe ainsi que l’utilisation de la plateforme est privilégiée la nuit, lorsque les transports publics sont moins disponibles, avec notamment 66% des trajets ayant lieu après 20 heures à Genève et Lausanne.

Qu’entendez-vous lorsque l’on dit qu’UBER contribue à générer une nouvelle mobilité ? Avez-vous des exemples ?

  • Selon l’étude du cabinet de recherche 6t-mobilité, publiée en mars 2017, ce sont près de 60% de nos utilisateurs qui disent avoir changé leurs habitudes de mobilité. Selon cette même étude, ce sont près de 40% de nos utilisateurs qui affirment effectuer des trajets avec UBER, qu’ils n’auraient jamais fait par ailleurs sans cette alternative. Le fait même d’avoir une nouvelle alternative fiable – une voiture en quelques minutes en un clic – sûre et abordable, engendre de nouveaux comportements de mobilité.

Peut-on dire que rouler UBER, c’est être un peu plus écologique ?

  • La première chose à noter est que le défi écologique auquel sont confrontés la plupart des métropoles mondiales – Genève et Lausanne ne dérogent pas à cette règle – est intimement lié à la question de la mobilité, dans le sens où le cœur de la question est bien de réduire la place de la voiture individuelle au centre-ville, et plus largement, celle de la sous-utilisation de ces véhicules – le temps d’utilisation moyen des véhicules privés sur Terre est inférieur à 1 heure par jour…
  • En ajoutant une nouvelle alternative de mobilité parmi les solutions déjà disponibles, on rend moins indispensable la possession d’un véhicule privé, ou au moins retarde-t-on son achat, et ainsi réduit-on le nombre de voitures dans les parkings et sur la route. On observe une démotorisation des ménages qui deviennent usagers du service. En extrapolant toutes les déclarations des répondants de l’étude de mars 2017, (abandons d’une voiture, abandons prévus d’une voiture, et achats de voiture évités), on aboutit à une diminution de 5,6 voitures en moins pour 100 usagers d’UBER.
  • Par ailleurs, le taux d’occupation moyen sur la plateforme UBER est d’environ 1,8 (en plus du chauffeur), ce qui est nettement plus élevé que pour le véhicule personnel, on déplace donc plus de personnes avec moins de véhicules sur la route.
  • Enfin, dans certaines villes, notamment Paris, nous avons développé un nouveau service, POOL, qui permet, grâce à notre technologie, de vous faire partager une partie de votre trajet avec une personne partant d’un endroit proche de votre point de départ, se rendant dans la même direction que vous. On augmente ainsi encore un peu plus le taux de remplissage des véhicules de la plateforme !

Comment voyez-vous le développement d’UBER dans 10 ans en Suisse?

  • UBER connait une très forte adhésion en Suisse, en particulier en Suisse Romande. Chaque semaine, ce sont plusieurs milliers de personnes qui téléchargent l’application afin de bénéficier du service, le défi est bien d’avoir un cadre règlementaire stable, qui permette le développement serein du secteur, notamment en permettant à de nouveaux entrants de pouvoir s’établir comme chauffeurs indépendants, et ainsi bénéficier de notre plateforme pour développer leur activité de transport.
  • 10 ans est cependant une période longue, et d’autres défis concernant le secteur se profilent, notamment le financement des infrastructures et des transports publics. UBER a à cœur de grandir comme partenaire du territoire, afin de développer des solutions de mobilité toujours plus pertinentes pour la communauté, tout en continuant de créer des opportunités économiques pour tous ceux qui veulent se lancer dans une activité de chauffeur.